#096 Dois-je faire des stocks de médicaments pour ma maladie chronique (hypertension artérielle, diabète, épilepsie, hypothyroïdie...) dans le contexte de la COVID-19 ? Il y a-t-il des risques de ruptures ?

La réponse à cette question fait l'objet d’un consensus d’experts de recommandations.

La crise de la COVID-19 a généré des inquiétudes concernant le risque de rupture d’approvisionnement,en médicaments. Si quelques tensions ont existé  lors de la première vague, elles ne concernaient que des traitements très spécifiques à usage hospitalier. Actuellement, la situation en ville et à l’hôpital ne pose aucun problème particulier même si la vigilance demeure sur certains traitement spécifiques hospitaliers. Les éventuelles tensions qui peuvent exister sont identiques à celles d’avant la crise COVID-19. Dans ce contexte, il n’est pas nécessaire de constituer des stocks de médicaments pour les maladies chroniques. Au contraire, cela risquerait de générer des ruptures ponctuelles d’approvisionnement.

Le LEEM (syndicat des entreprises du médicaments) est en contact permanent avec les autorités de santé et aucune pénurie n’est à signaler pour le moment. Les entreprises du médicament surveillent en permanence leurs filières d'approvisionnement et se mobilisent sur l’identification des risques et les mesures à mettre en œuvre pour sécuriser l'approvisionnement du marché (1).

A ce jour, aucun traitement spécifique de la COVID-19 n’a été développé ou identifié. Concernant les cas particuliers de l’hydroxychloroquine (PLAQUENIL®), du lopinavir/ritonavir (KALETRA), ou de l’azithromycine (ZITHROMAX®), médicaments qui ont été étudiés initialement pour la prise en charge de la COVID-19, il n’existe actuellement aucune tension d’approvisionnement. Les personnes prenant ces traitements, pour d’autres raisons que la prise en charge du coronavirus, n’ont pas de craintes à avoir vis-à-vis de la disponibilité de leur traitement en ville. Pour rappel, plusieurs études nationales et internationales ont fait exclure l’utilisation de ces trois médicaments dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.

Pour en savoir plus sur :

  • Le risque de rupture d’azithromycine (ZITHROMAX®) en pharmacie de ville : consultez la fiche #123
  • Le risque de rupture d’hydroxychloroquine (PLAQUENIL®) en pharmacie de ville : consultez la fiche #124
  • L’évaluation de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge de la COVID-19 : consultez la fiche #019
  • L’évaluation de l’azithromycine dans la prise en charge de la COVID-19 : consultez la fiche #036
  • L’évaluation du lopinavir/ritonavir (KALETRA®) dans la prise en charge de la COVID-19 : consultez la fiche #099

 Références :
(1) Covid-19 : tous mobilisés ! [Internet]. [cité 1 avr 2020]. Disponible sur: https://www.leem.org/presse/covid-19-tous-mobilises

#097 Dois-je aller voir mon médecin traitant ou spécialiste pour renouveler mon traitement chronique ?

La réponse à cette question a été donnée dans l’arrêté du 7 novembre 2020 modifiant l’arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de la COVID-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Cet arrêté permet, comme en début d’année 2020, de renouveler une ordonnance de certains traitements sur appel du prescripteur à la pharmacie déjà désignée sur l’ordonnance. Les traitements concernés sont :

  • Les traitements de substitution aux opiacés (méthadone, buprénorphine…),
  • Les contraceptifs oraux.

Pour en savoir plus sur les médicaments plus particulièrement impactés par ce décret, vous pouvez notamment consulter la question #40.
En dehors de ces traitements, il n’existe plus de règle particulière de dispensation du fait du contexte sanitaire actuel.
En revanche, la règle de dispensation exceptionnelle, existant avant la crise sanitaire, est toujours d’actualité : s’il s’agit d’un traitement dont l’arrêt « serait préjudiciable à l’état de santé », que votre ordonnance est datée de moins d’un an, et que la prescription initiale est d’au moins trois mois, la pharmacie a la possibilité de vous délivrer une boîte de traitement, en apposant « délivrance exceptionnelle » sur votre ordonnance. A noter que les médicaments stupéfiants sont exclus du champ d’application.
Néanmoins, afin de ne pas avoir besoin de ces dérogations exceptionnelles, veillez à vérifier que les durées de validités de vos ordonnances sont bien en adéquations avec vos rendez-vous médicaux, et veillez à bien honorer ces derniers.

Références :

Arrêté du 7 novembre 2020 modifiant l'arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Article L5125-23-1 du code de la santé publique

#123 Je suis traité(e) au long cours par azithromycine (ZITHROMAX®) pour une pathologie chronique. Que faire en cas de rupture en pharmacie de ville ?

La réponse à cette question  est issue d'un consensus d'experts.

L’azithromycine (ZITHROMAX®) et ses génériques sont disponibles en pharmacie de ville. Actuellement, cette molécule ne fait pas l’objet d’une rupture ni de tension d’approvisionnement .

L’azithromycine (ZITHROMAX® ou génériques) a montré un intérêt pour diminuer la fréquence des exacerbations de pathologies chroniques pulmonaires comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO, communément appelée Bronchite Chronique), ou la dilatation des bronches. L’azithromycine peut être également utilisée dans les gastroparésies chroniques réfractaires. L’utilisation au long cours dans ces pathologies ne relève pas de l’autorisation de mise sur le marché du médicament et son utilisation est limitée.

Par ailleurs l’ensemble des données scientifiques fiables produites depuis le début de la crise COVID-19 n’ont montré aucuns bénéfice de l’utilisation de l’Azithromycine dans la prise en charge de la COVID-19 (voir la question 036 )

#124 Je suis traité(e) au long cours par hydroxychloroquine (PLAQUENIL®) pour une pathologie chronique (lupus, polyarthrite rhumatoïde...). Que faire en cas de rupture en pharmacie de ville ?

La réponse à cette question est issue d’un consensus d’experts et de s'appuie sur des textes de loi.

Il n’y a pas pour le moment ni de pénurie ni de tension d’approvisionnement en hydroxychloroquine (PLAQUENIL®).

Dans l’hypothèse où une tension d’approvisionnement apparaîtrait, afin de garantir l’approvisionnement en PLAQUENIL® des patients traités dans le cadre de ces ses autorisations de mise sur le marché (AMM)*, le décret du 25 mars 2020 indique que ce traitement ne peut être dispensé par les pharmacies d’officine que sur présentation d’une prescription initiale (primo-prescription) émanant des médecins spécialistes suivants : rhumatologues, dermatologues, néphrologues, neurologues, pédiatres, et des spécialistes en médecine interne. Les pharmacies d’officine peuvent également dispenser le PLAQUENIL® dans le cadre d’un renouvellement de prescription émanant de tout médecin. Mais dans ce cas, le renouvellement devra être accompagné de la prescription initiale émise par l’un des spécialistes citées ci-dessus.
De même, le décret du 11 mai 2020 interdit aux grossistes-répartiteurs, (acteurs approvisionnant les pharmacies), d'exporter tout médicament contenant de l'hydroxychloroquine, afin de maintenir l'offre sur le territoire.

*L’hydroxychloroquine (PLAQUENIL®) a une action démontrée et dispose donc d’une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) dans les indications suivantes :

  • Traitement symptomatique de la polyarthrite rhumatoïde (PR)
  • Lupus Erythémateux discoïde
  • Lupus Erythémateux subaigu
  • Traitement d’appoint et le traitement préventif des rechutes du lupus systémique
  • Traitement préventif de la lucite.

Références :

Décret n° 2020-314 du 25 mars 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire
Décret n° 2020-545 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

#130 J’ai un début d’infection urinaire, il me reste des antibiotiques à la maison, puis-je les prendre pour éviter de me déplacer ?

La réponse à cette question est issue d’un consensus d’experts.

attentionNon, vous ne devez pas prendre de médicaments sur ordonnance en automédication après avoir fait votre propre hypothèse diagnostique. Même si la situation vous semble similaire. L’autodiagnostic et l’automédication vous exposent à des conséquences graves pour votre santé.

Le diagnostic médical et le traitement des maladies comportent de nombreuses subtilités.

Il faut demander conseil à votre médecin généraliste ou s’il est absent à un autre médecin disponible. La plupart des médecins généralistes sont équipés d’un système de téléconsultation qui vous évitera de vous déplacer.

Pour reprendre l’exemple de symptômes vous évoquant une infection urinaire, le diagnostic et le traitement découleront de nombreux facteurs et possiblement d’une analyse urinaire. La prescription d’un antibiotique et le type d’antibiotique utilisé dépendront par exemple du nombre d’infections urinaires que vous avez déjà faites, des dernières analyses d’urines, de votre température, de si vous êtes enceinte, de si l’infection fait suite à un rapport sexuel, de vos allergies etc. Un médecin vérifiera systématiquement si vous présentez des signes d’infection plus grave du rein (pyélonéphrite) qui nécessite un traitement antibiotique spécifique.

doigtQuelques conseils pratiques qui peuvent parfois à eux seuls permettre d’empêcher un début d’infection urinaire :

boire beaucoup d’eau, uriner dès que le besoin se fait ressentir et ne surtout pas se retenir, porter des sous-vêtements en coton ou encore consommer des produits à base de canneberge (jus, nectars de jus ou extraits).

#133 Je n'ai plus de Paracétamol chez moi. Combien de boîte pourrais-je acheter en pharmacie ?

La réponse à cette question est issue de recommandations.

Dans le contexte de l'épidémie du coronavirus (COVID-19), les médicaments exclusivement composés de paracétamol sont délivrés dans une certaine limite afin de favoriser leur bon usage et de garantir leur disponibilité.

Désormais, et au moins jusqu'au 11 mai 2020, la dispensation sans ordonnance de spécialités composées exclusivement de paracétamol est limitée :

  • à deux boîtes (500mg ou 1g) par patient présentant des symptômes de type fièvre ou douleurs
  • à une boîte (500mg ou 1g) par patient en l'absence de symptôme.

Sur présentation d’une ordonnance, le pharmacien délivre la quantité prescrite par le médecin, après avoir validé la conformité de la prescription.
Qu'il s'agisse de délivrance avec ou sans ordonnance, le nombre de boites dispensées sera inscrit dans le dossier pharmaceutique du patient.
Pour les mêmes raisons, la vente par internet des spécialités composées exclusivement de paracétamol est suspendue.
Pour plus d'information concernant le bon usage du paracétamol, se reporter à la question #024.

Références : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746744&dateTexte=20200416

#134 Je prends des substituts nicotiniques (patch, gomme...) dans le cadre mon sevrage tabagique. Dois-je craindre une rupture en pharmacie ?

La réponse à cette question s'appuie sur un texte de loi.

Les substituts nicotiniques, qu'ils soient sous forme de patch, de gomme etc, sont des médicaments. Ils sont disponibles en pharmacies sur ordonnance ou en ventre libre. Ils sont d'ailleurs inscrits sur la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux depuis 2018 sur présentation d'une prescription médicale.
Récemment, la nicotine a été évoquée comme piste thérapeutique du COVID-19. A ce jour, il est formellement déconseillé d'utiliser les substituts nicotiniques en dehors d'un sevrage tabagique. La nicotine dans la prise en charge du COVID-19 n'est qu'une hypothèse, elle n'a pas été testée, ni en termes d'efficacité, ni en termes de sécurité. Les substituts nicotiniques sont des médicaments et exposent donc à des effets indésirables, notamment lorsqu’ils sont utilisés dans des indications n’ayant pas fait l’objet d’une évaluation robuste. De plus, ils exposent à un risque de dépendance.
Certains patients en sevrage tabagique craignent des ruptures de stock en substituts nicotiniques en pharmacie de ville suite à la publication de cette hypothèse dans les médias.
Le ministère de la santé a donc pris les devants pour éviter des ruptures de stock. L'article 1 de l'Arrêté du 23 avril 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020 prévoit ainsi que :

  • Jusqu'au 11 mai 2020, la dispensation par les pharmacies d'officine de spécialités contenant de la nicotine et utilisées dans le traitement de la dépendance tabagique est limitée au nombre de boîtes nécessaire pour un traitement d'une durée de 1 mois. Le nombre de boîtes dispensées est inscrit au dossier pharmaceutique, que le patient ait ou non présenté une ordonnance médicale.
  • La vente par internet des spécialités sus-mentionnées est suspendue.

Si vous êtes concerné, il conviendra donc de créer votre dossier pharmaceutique en pharmacie, si ce n'est pas déjà fait.
Pour plus d'information concernant la vente en ligne de médicaments, vous pouvez consulter la question #141.

Références : Article 1 de l'Arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=A111299451C9F4E6D2086BBA5819D4B1.tplgfr38s_1cidTexte=JORFTEXT000041817219&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000041817165
https://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Substituts-nicotiniques-attention-aux-risques-notamment-pour-les-non-fumeurs-Point-d-information

#137 Comment fonctionne le circuit du médicament dispensé en rétrocession (à l'hôpital) et en Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU) dans cette période d'épidémie de COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts s'appuyant sur un texte de loi.

Comme les médicaments dispensés en pharmacie d'officine, ceux dispensés à l'hôpital en rétrocession continuent à l'être, même si la durée de validité de l’ordonnance est dépassée. Cette mesure est applicable jusqu’au 31 mai 2020. Cette mesure est également applicable pour les médicaments à statut particulier comme ceux sous Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU) nominative ou de cohorte, non réservés à un usage hospitalier strict et prescrits dans le cadre d'un traitement chronique.
Cependant, avant de se rendre à la pharmacie hospitalière, il convient de prendre contact avec celle-ci pour connaître les modalités d’accès à la pharmacie, en période de confinement. En effet, certains hôpitaux ont mis place des modalités d’accès particulières aux locaux hospitaliers. Ces modalités peuvent prendre la forme de rendez-vous pour la remise des médicaments.
Pour les patients ne pouvant se rendre à l’hôpital, un dispositif a été mis en place pour permettre l’acheminement des médicaments depuis l’hôpital vers la pharmacie d’officine la plus proche de votre domicile. Pour bénéficier de ce dispositif, il convient de vous rendre dans votre pharmacie d’officine habituelle qui prendra contact avec votre pharmacie hospitalière habituelle.

Références :

Arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid-19_fiche-retrocession-ambulatoire-pharmacie.pdf 

https://www.omedit-paysdelaloire.fr/boite-a-outils/dossier-covid/pharmacies-a-usage-interieur/

 

#138 Les préparations magistrales / hospitalières, notamment pour mon enfant, sont-elles toujours préparées dans le contexte d'épidémie de COVID-19 ? Comment faire pour les récupérer ?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts s'appuyant sur un texte de loi.

Comme les autres médicaments, les préparations magistrales / hospitalières peuvent continuer à être dispensées aux patients, même si la durée de validité de l’ordonnance est dépassée. Cette mesure est applicable jusqu’au 31 mai 2020.
Cependant, avant de se rendre à la pharmacie hospitalière, il convient de prendre contact avec celle-ci pour que la fabrication de la préparation soit programmée. En effet, certaines pharmacies hospitalières peuvent se trouver en situation de tension en ressources humaines et également en matière première. De plus, certains hôpitaux ont mis place des modalités d’accès particulières aux locaux hospitaliers. Ces modalités peuvent prendre la forme de rendez-vous pour la remise des médicaments.
Pour les patients ne pouvant se rendre à l’hôpital, un dispositif a été mis en place pour permettre l’acheminement des médicaments depuis l’hôpital vers la pharmacie d’officine la plus proche de votre domicile. Pour bénéficier de ce dispositif, il convient de vous rendre dans votre pharmacie d’officine habituelle qui prendra contact avec votre pharmacie hospitalière habituelle.

Références :
Arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid-19_fiche-retrocession-ambulatoire-pharmacie.pdf 
https://www.omedit-paysdelaloire.fr/boite-a-outils/dossier-covid/pharmacies-a-usage-interieur/

 

#150 Je dépanne un proche en allant chercher ses médicaments à la pharmacie. Certains sont froids. Que dois-je faire ?

La réponse à cette question est issue d’un consensus d’expert.

Les médicaments froids nécessitent d’être gardés à basse température (entre +2 et +8 °C) en raison du risque de dégradation du principe actif.
En règle générale, il est conseillé :

  • De rentrer chez vous ou chez votre proche juste après avoir récupéré le médicament, pour éviter une augmentation de la température dépassant les +8°C.
  • Si cela n'est pas possible, vous pouvez vous rendre à la pharmacie munie d’un emballage isotherme (glacière ou sac/pochette isotherme, le cas échéant, le pharmacien peut vous dépanner d’une pochette isotherme) avec un accumulateur de froid (parfois appelés "pains de glaces" ou "plaques eutectiques"). Généralement, ces accumulateurs de froid sont efficaces de 30 min à 1h en fonction des modèles et s’ils ont été correctement refroidit au minimum 6 h (avant utilisation) à -18°C.
  • Il n'est pas conseillé de mettre ces accumulateurs de froid directement en contact avec le médicament, cela pourrait avoir pour effet d'abaisser la température en deçà de +2°C au niveau de la zone de contact et entraîner une dégradation du médicament.
  • Pendant le transport, veillez à ne pas mettre le médicament (et/ou l’emballage isotherme) directement sur le tableau de bord de votre véhicule en particulier lorsqu'il fait beau et chaud. Cette zone est particulièrement chaude dans le véhicule.
  • Lors du stockage du médicament dans le réfrigérateur il est déconseillé de le positionner au niveau dans la porte ou du bac à légumes. Ces zones sont plus sujettes à des écarts de températures délétères pour le médicament.

Si toutefois le médicament est resté trop longtemps à température ambiante, a été exposé à la chaleur ou s'il a gelé dans votre réfrigérateur, nous vous invitons à demander conseil à votre pharmacien d'officine avant toute utilisation.

 

La prise en charge des excursions de température, c'est à dire, des variations de températures en dehors de l'intervalle préconisé, doit être analysée au cas par cas en raison des conséquences différentes selon le médicament, l'amplitude de la variation de température, et la durée de l'excursion.
 
Références :
Recommandations relatives au transport des produits de santé sous température dirigée (5°C +/- 3°C) – Ordre National des pharmaciens – octobre 2012 http://www.ordre.pharmacien.fr/content/download/84293/508672/version/1/file/Recommadations-relatives-au-transport-des-produits-de-sante-sous-temperature-dirigee-Section-B.pdf
Conservation des médicaments en cas de vague de chaleur – ANSM – Juin 2015 https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/5c90cb289e3e931688fa8c9bee5fd26e.pdf

#159 J'ai entendu parler de la naloxone pour les usagers à risques de surdoses d’opioïdes et leur entourage pendant la période d’épidémie COVID-19. Quel est l'intérêt des kits de naloxone prêts à l'emploi ? Comment puis-je m'en procurer ?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts

La situation actuelle liée au COVID-19 est déstabilisante pour la population en général mais probablement plus encore pour les personnes vulnérables confrontées à des problèmes sanitaires et des difficultés sociales.

Ce contexte inédit peut ainsi conduire à des conduites à risques et à des consommations mal contrôlées notamment avec les substances opioïdes.

La naloxone est l'antidote qui permet justement de contrer les effets de l’overdose (ou surdose) d'opioïdes (qu'il s'agisse d'utilisation médicamenteuse - antalgiques opioïdes, traitements de substitution - ou de substances illicites). La surdose d'opioïdes est suspectée devant toute personne présentant des troubles de la conscience, un ralentissement de la fréquence respiratoire (inférieure à 10 par minute) et des pupilles resserrées. La naloxone agit rapidement : quelques minutes seulement après administration, les signes régressent : la personne se réveille, la fréquence respiratoire réaugmente. Si un malade, traité par opioïdes pour une douleur, présente de tels signes de surdose, il doit, lui aussi, bénéficier d'une administration de naloxone. Il existe maintenant des kits de naloxone prête à l'emploi. Ils sont destinés à être utilisés par tous, même sans être professionnel de santé. Cela permet d'agir sans délai, dans l'attente des secours qui assureront la prise en charge médicale, restant toujours indispensable, car la naloxone a une courte durée d’action. Il n'y a pas de risque à administrer la naloxone, en cas de suspicion d'une surdose : même si la personne n'a pas pris d'opioïdes, la naloxone n'entrainera aucun effet. Si la personne surdosée est exposée, de façon chronique, à un opioïde (prise régulière d'opioïde), la naloxone peut, dans ce cas précis, provoquer des signes de sevrage. Devant le risque mortel de la surdose d'opioïde, il reste important d’utiliser la naloxone dans cette situation.

Deux formes sont disponibles : un spray nasal (Nalscue®) et une forme injectable en intramusculaire (Prenoxad®). Les kits Nalscue® et Prenoxad® sont délivrés gratuitement aux personnes à risques dans les structures suivantes : les CSAPA (centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie), les CAARUD (centre d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues), à l'hôpital (en sortie de service d'addictologie, des urgences), les unités sanitaires en milieu pénitentiaire pour les usagers sortant de détention, les équipes mobiles de soins aux personnes en situation de précarité ou d'exclusion gérés par des associations. Une formation précise sur les modalités d'utilisation de ces médicaments est disponible et accessible à tous via le via le site www.naloxone.fr

Le Prenoxad® est aussi disponible en pharmacie d'officine : une prescription médicale n'est pas nécessaire mais dans ce cas il n'y a pas de remboursement. Sur prescription médicale, Prenoxad® est remboursé à 65% par l'assurance maladie.

Références

 

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