#004 Je suis asthmatique sous SERETIDE (fluticasone, salmétérol). Dois-je arrêter mon traitement de fond de l'asthme dans le contexte de l'épidémie de COVID-19?

La réponse à cette question est issue de recommandations.

attentionNon, il ne faut pas arrêter vos traitements de fond de votre pathologie.

En effet, la priorité est le contrôle de l’asthme. Une infection virale peut exposer au risque d'une crise aiguë d'asthme qui peut être fatale. Ce n’est surtout pas le moment d’arrêter ou de réduire le traitement de fond pour ne pas nécessiter une hospitalisation pour cet asthme. Observez à la lettre et plus que jamais la prescription de votre traitement continu. N’oubliez pas de vous rincer soigneusement la bouche après chaque inhalation et cracher sans avaler le liquide.

Pour plus d'informations sur :

  • Les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004 et #038.
  • Les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083.
  • Les traitements de l'asthme allergique saisonnier, vous pouvez consulter la question #005.
  • Le risque de contagion des inhalateurs, vous pouvez consulter la question #015.
Traitements de fond de l'asthme par voie inhalée :
Molécule seule :
  • Formotérol (ASMELOR®, FORADIL®, FORMOAIR®)
  • Salmétérol (SEREVENT®, SEREVET DISKUS®)
  • Béclométhasone (BECLOJET®, BECLOSPRAY®, BECOTIDE®, BEMEDREX EASYHALER®, ECOBEC®, MIFLASONE®, QVAR AUTOHALER®, QVARSPRAY®)
  • Budésonide (ACORSPRAY®, MIFLONIL®, NOVOPULMON®, PULMICORT®)
  • Ciclésonide (ALVESO®)
  • Fluticasone (FLIXOTIDE®, FLIXOTIDE DISKUS®)
  • Mométasone (ASMANEX TWISTHALER®)
  • Tiotropium (SPIRIVA RESPIMAT®)
Molécules en association
  • Fluticasone + Vilantérol (RELVAR ELLIPTA®, REVINTY ELLIPTA®)
  • Formotérol + Béclométhasone (FORMODUAL®, FORMODUAL NEXTHALER®, INNOVAIR®, INNOVAIR NEXTHALER®)
  • Formotérol + Budésonide (DUORESP SPIROMAX®, GIBITER EASYHALER®, SYMBICORT TURBUHALER®)
  • Formotérol + Fluticasone (FLUTIFORM®)
  • Salmétérol + Fluticasone (SERETIDE®, SERETIDE DISKUS®)
Traitements de fond de l'asthme par voie orale, à avaler :
  • Bambutérol (OXEOL®)
  • Terbutaline (BRICANYL®)
  • Montélukast (SINGULAIR®)
  • Théophylline (DILATRANE®, TEDRALAN®, THEOSTAT®)
Traitements de fond de l'asthme par voie injectable :
  • Omalizumab (XOLAIR®)
  • Mépolizumab (NUCALA®)
  • Benralizumab (FASENRA®)
  • Dupilumab (DUPIXENT®)

Voir le communiqué de presse de la Société de Pneumologie de Langue Française

#005 J’ai un asthme allergique saisonnier, et je prends habituellement à cette période des corticoïdes inhalés. Dois-je initier le traitement dans le contexte de l'épidémie de COVID-19?

La réponse à cette question est issue de recommandations.

La réponse à cette question dépend de la sévérité de votre asthme. On ne conseille pas de démarrer de corticoïde inhalé sans avis médical. Votre médecin ou pneumologue pourront vous prescrire des corticoïdes inhalés s'ils le jugent nécessaire. Si vous avez d’autres manifestations allergiques, les antihistaminiques ne sont pas contre-indiqués.

Pour plus d'informations sur :

  • Les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004, #017, et #038.
  • Les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083.
  • Le risque de contagion des inhalateurs, vous pouvez consulter la question #015.

Corticoïdes inhalés en monothérapie :

  • Béclométhasone (BECLOJET®, BECLOSPRAY®, BECOTIDE®, BEMEDREX EASYHALER®, ECOBEC®, MIFLASONE®, QVAR AUTOHALER®, QVARSPRAY®)
  • Budésonide (ACORSPRAY®, MIFLONIL®, NOVOPULMON®, PULMICORT®)
  • Ciclésonide (ALVESO®)
  • Fluticasone (FLIXOTIDE®, FLIXOTIDE DISKUS®)
  • Mométasone (ASMANEX TWISTHALER®)

#015 Je suis asthmatique. Est-ce que mon inhalateur peut-être contaminé par le coronavirus ? Dois-je en acheter un nouveau ?

La réponse à cette question a fait l'objet d'une recommandation.
Vous devez être le seul à utiliser votre inhalateur. Il doit être propre et conservé dans un endroit où les autres n' ont pas accès. De cette façon, votre inhalateur ne sera pas contaminé. Vous n'avez pas besoin d'en changer. Ces mesures sont également applicables aux chambres d'inhalation, où le niveau de vigilance est d'autant plus important, et justifie un lavage régulier avec de l'eau et du savon.

Références :
https://www.europeanlung.org/en/news-and-events/news/covid-19-%E2%80%93-your-questions-answered-by-a-respiratory-expert

Pour plus d'informations sur :

  • Les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004, #017, #034 et #038,
  • les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083.
  • les traitements de l'asthme allergique saisonnier, vous pouvez consulter la question #005.

#017 Je suis asthmatique. Puis-je augmenter mon traitement de fond pour me protéger d'une infection COVID-19 ?

La réponse à cette question fait l'objet d'une recommandation.

attentionNon, les recommandations européennes indiquent qu'il ne faut pas modifier votre traitement pendant la pandémie en l'absence de symptômes. Continuez votre traitement de fond à la même dose qu'habituellement.

Pour plus d'informations sur :

  • Les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004 et #038.
  • Les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083.
  • Les traitements de l'asthme allergique saisonnier, vous pouvez consulter la question #005.
  • Le risque de contagion des inhalateurs, vous pouvez consulter la question #015.

Traitements de fond de l'asthme par voie inhalée :

Molécules seules :

  • Formotérol (ASMELOR®, FORADIL®, FORMOAIR®)
  • Salmétérol (SEREVENT®, SEREVET DISKUS®)
  • Béclométhasone (BECLOJET®, BECLOSPRAY®, BECOTIDE®, BEMEDREX EASYHALER®, ECOBEC®, MIFLASONE®, QVAR AUTOHALER®, QVARSPRAY®)
  • Budésonide (ACORSPRAY®, MIFLONIL®, NOVOPULMON®, PULMICORT®)
  • Ciclésonide (ALVESO®)
  • Fluticasone (FLIXOTIDE®, FLIXOTIDE DISKUS®)
  • Mométasone (ASMANEX TWISTHALER®)
  • Tiotropium (SPIRIVA RESPIMAT®)

Molécules en association

  • Fluticasone + Vilantérol (RELVAR ELLIPTA®, REVINTY ELLIPTA®)
  • Formotérol + Béclométhasone (FORMODUAL®, FORMODUAL NEXTHALER®, INNOVAIR®, INNOVAIRE NEXTHALER®)
  • Formotérol + Budésonide (DUORESP SPIROMAX®, GIBITER EASYHALER®, SYMBICORT TURBUHALER®)
  • Formotérol + Fluticasone (FLUTIFORM®)
  • Salmétérol + Fluticasone (SERETIDE®, SERETIDE DISKUS®)

Traitements de fond de l'asthme par voie orale, à avaler :

  • Bambutérol (OXEOL®)
  • Terbutaline (BRICANYL®)
  • Montélukast (SINGULAIR®)
  • Théophylline (DILATRANE®, TEDRALAN®, THEOSTAT®)

Traitements de fond de l'asthme par voie injectable :

  • Omalizumab (XOLAIR®)
  • Mépolizumab (NUCALA®)
  • Benralizumab (FASENRA®)
  • Dupilumab (DUPIXENT®)


Références :
https://www.europeanlung.org/en/news-and-events/news/covid-19-%E2%80%93-your-questions-answered-by-a-respiratory-expert

#031 Est-ce que j’ai un risque à prendre un anti-histaminique, par exemple la cetirizine, pour mon allergie saisonnière dans le contexte de la COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue d’un consensus d’experts.

Non, il n'y a pas de risque à prendre de la cétirizine, ou un autre antihistaminique, en cette période. La cetirizine est un antihistaminique c’est-à-dire qu’elle bloque les récepteurs à l’histamine dont la stimulation est à l’origine des symptômes de l’allergie. En bloquant ces récepteurs, la cetirizine et les autres antihistaminiques ne diminuent pas les défenses contre les virus et les bactéries. Il n’y a donc, a priori, pas de risque à prendre d'antihistaminiques dans cette période. De plus, si les signes de rhinorrhée sont importants, il peut être utile de prendre des antihistaminiques plutôt qu'un autre traitement pour faire la différence avec des signes respiratoires d'infection potentielle.

Références :
https://pharmacomedicale.org/medicaments/par-specialites/item/anti-histaminiques-h1-sauf-comme-anxiolytiques-ou-comme-hypnotiques

Liste des antihistaminiques ayant une indication dans l'allergie :

Bilastine (BILASKA®, INORIAL®) Bromphéniramine (DIMEGAN®) Cetirizine (ACTIFED ALLERGIE CETIRIZINE®, ALAIRGIX ALLERGIE CETIRIZINE®, DRILL ALLERGIE CETIRIZINE®, HUMEX ALLERGIE CETIRIZINE®, VIRLIX®, ZYRTEC®, ZYRTECSET®) Cyproheptadine (PERIACTINE®) Desloratadine (AERIUS®, DASSELTA®) Dexchlorphéniramine (POLARAMINE®) Ebastine (KESTIN®, KESTINLYO®) Fexofenadine (TELFAST®) Ketotifene (ZADITEN®) Levocetirizine (XYZALL®) Loratadine (CLARITYNE®, HUMEX ALLERGIE LORATADINE) Méquitazine (PRIMALAN®) Mizolastine (MIZOCLER®, MIZOLLEN®) Prométhazine (PHENERGAN®) Rupatadine (WYSTAMM®)

#034 Je suis asthmatique sous traitement injectable, anti-IL5, ou équivalent (mepolizumab, nucala...). Dois-je arrêter mon traitement pendant l'épidémie de COVID-19?

La réponse à cette question fait l'objet de recommandation de la société européenne de pneumologie.

attentionIl ne faut pas arrêter ou modifier votre traitement pour l'asthme par rapport à l'épidémie de COVID-19.

Ces médicaments vous ont été prescrits parce que vous avez un asthme sévère et les arrêter vous ferait courir le risque d’exacerbation sévère, vous obligeant à recevoir des soins médicaux ou à être hospitalisé(e). Les anti-IgE (omalizumab), anti-IL5 (mépolizumab, benralizumab, reslizumab…) et anti-IL4 -13 (benralizumab) ne devraient pas avoir d'effet sur le risque de contracter la COVID-19, et continuer à prendre ces traitements pourrait théoriquement réduire le risque de perte de contrôle de votre d'asthme si vous deviez contracter le virus. Pour vous protéger, respectez scrupuleusement les mesures barrières et de confinement.

Pour plus d'informations sur :

  • Les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004, #017, et #038.
  • Les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083.
  • Les traitements de l'asthme allergique saisonnier, vous pouvez consulter la question #005.
  • Le risque de contagion des inhalateurs, vous pouvez consulter la question #015.

Références
https://www.europeanlung.org/fr/nouvelles-et-%C3%A9v%C3%A9nements/nouvelles/covid-19-un-expert-en-m%C3%A9decine-respiratoire-r%C3%A9pond-%C3%A0-vos-questions/
https://www.europeanlung.org/en/news-and-events/news/covid-19-–-your-questions-answered-by-a-respiratory-expert

#038 Je suis asthmatique sous traitement par montelukast (SINGULAIR®). Ce médicament est-il susceptible d’aggraver une infection COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue d'une recommandation.
Le Montelukast fait partie des médicaments qui bloquent la voie des leucotriènes. Ils ne bloquent pas les voies de lutte contre les infections.
Tous les traitements de fond de l’asthme doivent être maintenus pendant la période de l’épidémie et adaptés pour que l’asthme soit parfaitement contrôlé.

Pour plus d'informations sur:

  • les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004, #017, et #034,
  • les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083,
  • l'asthme allergique saisonnier, vous pouvez consulter la question #005,
  • le risque de contamination des inhalateurs, vous pouvez consulter la question #015.

Référence :
http://splf.fr/wp-content/uploads/2020/03/communique-de-presseSPLF-2020-03-15.pdf

#049 Je suis atteint(e) de bronchite chronique (BPCO). Dois-je arrêter mon traitement de fond dans le contexte de l'épidémie au COVID-19 ?

La réponse à cette question a fait l'objet de recommandations.

attentionNon, vous ne devez pas arrêter votre traitement.

Le rôle de votre traitement de fond de BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive, communément appelée Bronchite Chronique), est de prévenir les exacerbations de BPCO, qui peuvent être favorisées par toute infection virale. Ce n’est donc surtout pas le moment d’arrêter ou de réduire votre traitement de fond.

Par ailleurs, les traitement de fond de la BPCO ne sont pas connus pour favoriser les infections à COVID-19. En revanche, leur arrêt est susceptible de favoriser une exacerbation de la BPCO, pouvant conduire à une hospitalisation. Observez donc à la lettre et plus que jamais la prescription de votre traitement continu. Pour rappel, n’oubliez pas de vous rincer soigneusement la bouche après chaque inhalation et cracher sans avaler le liquide si votre traitement comprend un corticoïde inhalé.

Pour plus d'information sur la prise en charge des exacerbations de BPCO, vous pouvez consulter la question #110

Références :
Communiqué de presse de la Société de Pneumologie de Langue Française

Traitements de fond de la BPCO par voie inhalée :

Molécules seules :

  • Formotérol (ASMELOR®, FORADIL®, FORMOAIR®)
  • Indacatérol (INBREZ BREEZHALER®)
  • Olodatérol (STRIVERDI RESPIMAT®)
  • Salmétérol (SEREVENT®, SEREVET DISKUS®)
  • Glycopyrronium bromure (SEEBRI BREEZHALER®)
  • Tiotropium bromure (SPIRIVA®, SPIRIVA RESPIMAT®)
  • Uméclidinium bromure (INCRUSE ELLIPTA®)

Molécules en association

  • Glycopyrronium bromure + Indacatérol (ULTIBRO BREEZHALER®)
  • Olodatérol + Tiotropium (SPIOLTO RESPIMAT®)
  • Uméclidinium bromure + Vilantérol (ANORO ELLIPTA®, LAVENTAIR ELLIPTA®)
  • Fluticasone + Vilantérol (RELVAR ELLIPTA®, REVINTY ELLIPTA®)
  • Formotérol + Béclométhasone (FORMODUAL®, FORMODUAL NEXTHALER®, INNOVAIR®, INNOVAIRE NEXTHALER®)
  • Salmétérol + Fluticasone (SERETIDE®, SERETIDE DISKUS®)
  • Béclométasone + Formotérol + Glycopyrronium bromure (TRIMBOW®)
  • Fluticasone + Uméclidinium bromure + vilantérol trifénatate (ELEBRATO ELLIPTA®, TRELEGY ELLIPTA®)
Traitements de fond de la BPCO par voie orale, à avaler :
  • Bambutérol (OXEOL®)
  • Terbutaline (BRICANYL®)
  • Théophylline (DILATRANE®, TEDRALAN®, THEOSTAT®)

#054 Je suis sous traitement par voie nasale par glucocorticoïdes*. Dois-je arrêter le traitement pendant l'épidémie de COVID-19 ?

*Nasonex, Derinox, Pivalone, Nasacort…

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts.
Non, vous ne devez pas modifier votre traitement.
L'effet anti-inflammatoire général des corticoïdes utilisés par voie nasale est limité (à moins d'une utilisation au long cours et/ou à forte dose). Il n’y a pas actuellement de données suggérant que les corticoïdes utilisés par voie nasale augmentent le risque d’infection, la gravité ou la durée de l’infection à Covid-19.

En cas de signes infectieux évoquant un Covid-19 (toux, fièvre, douleurs musculaires, perte récente du gout ou de l'odorat...), contactez votre médecin traitant pour savoir si vous devez modifier votre traitement.

#056 Je suis asthmatique et en cas d'exacerbation de ma maladie, un traitement par corticoïdes (SOLUPRED) est à initier. Si ça m'arrive, dois-je instaurer ce traitement dans ce contexte d'épidémie de COVID-19 ?

La réponse à cette question fait l'objet d'une recommandation.
La société de Pneumologie de Langue Française précise qu'en cas d'exacerbation d'un asthme, la prise de corticoïdes ne doit pas être retardée, et ce, même avec suspicion d’infection par COVID19. La posologie habituelle et la durée de traitement doivent être maintenues le cas échéant, même si l’infection par COVID-19 est confirmée.
Les corticoïdes ne sont pas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), molécules associées à des formes plus graves d’infection par COVID-19.
Toutefois, en cas de signes évocateurs d’infection (fièvre, toux, courbatures,...), il faut contacter votre médecin traitant et/ou le médecin référent de votre maladie.

Pour plus d'informations sur :

  • Les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004#017, et #038.
  • Les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083.
  • Les traitements de l'asthme allergique saisonnier, vous pouvez consulter la question #005.
  • Le risque de contagion des inhalateurs, vous pouvez consulter la question #015.

Référence :
http://splf.fr/wp-content/uploads/2020/03/Position-du-groupe-de-travai-Asthme-et-Allergies-de-la-SPLF-sur-la-prise-en-charge-des-asthmatiques-pendant-epidemie-de-COVID-19-21-03-20.pdf

 Corticoïdes pouvant être prescrits en cas de crise d'asthme :
  • Prednisolone (SOLUPRED®)
  • Prednisone (CORTANCYL®)
  • Methylprednisolone (MEDROL®)
  • Bétaméthasone (BETNESOL®)
  • Dexaméthasone (DECTANCYL®)

#067 Je tousse. Puis-je prendre du sirop dans le contexte de l'épidémie au COVID-19 ? Qu'en est-il des sirops à la codéine ?

La réponse à cette question est issue d' un consensus d'experts. 

Avant toute chose, si vous avez des symptômes évocateurs d'une infection au COVID-19 tels que la toux, associée à de la fièvre, des difficultés respiratoires, des douleurs musculaires, une perte de goût et/ou d'odorat, contactez votre médecin.
En ce qui concerne la prise en charge de la toux :
- Si vous avez une maladie respiratoire connue (asthme, bronchite chronique, emphysème, etc.), les sirops antitussifs ne sont pas indiqués.
- Si la toux est productive, c’est-à-dire qu’elle s’accompagne de crachats, il faut respecter cette toux, qui favorise le drainage des bronches, et, là encore, les sirops antitussifs ne sont pas indiqués.
- S’il s’agit d’une toux non productive et gênante, votre médecin peut vous prescrire un sirop antitussif. Pour ces médicaments, et pour tous les antitussifs d’une manière générale (y compris ceux à la codéine), le traitement doit être court (quelques jours), limité aux horaires où survient la toux, et il convient de respecter les doses prescrites par votre médecin. En effet, dépasser la dose prescrite vous expose à un risque de toxicité et n'augmente en aucun cas l'efficacité du traitement.
En cas de persistance de la toux malgré un traitement bien conduit, vous devrez de nouveau demander conseil à votre médecin.

Références :
Asthme : Recommandations de la SPLF. Raherison et al. Revue des Maladies Respiratoires (2016) 33, 911—936
BPCO : Recommandations de la SPLF. Zysman et al. Revue des Maladies Respiratoires (2016) 33, 911—936
https://www.has-sante.fr/upload/docs/evamed/CT-14566_HELICIDINE_PIS_RI_Avis2_CT14566.pdf

#077 J'ai un rhume. Quel traitement puis-je prendre pendant l'épidémie de COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts.

La prise en charge d’un « rhume » (rhinite ou d’une rhinopharyngite aiguë non allergique) non compliqué (c'est-à-dire aucun autre symptôme associé) repose sur le traitement des symptômes :

  • Lavage du nez au sérum physiologique associé au mouchage
  • Paracétamol (1g toutes les 8 heures sans dépasser 3 g/j) en cas de douleurs et/ou de fièvre si mal supportée (cf question #024)
  • En cas d’obstruction nasale invalidante et en l’absence de contre-indication (hypertension artérielle sévère ou mal équilibrée; antécédents d'accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde ou de convulsions, angine de poitrine, …) un vasoconstricteur en pulvérisation nasale est possible, chez les plus de 15 ans, sans dépasser 2 doses / jour et une durée tres courte
  • Les autres traitements sont non recommandés : anti-inflammatoires et corticoïdes même locaux, vasoconstricteurs par voie orale (comme par exemple dans le RHINADVIL®), aspirine, anti-histaminiques.
attention En cas de survenue de symptômes évocateurs de COVID-19 (toux, gêne respiratoire, fièvre, douleurs musculaires), contactez votre médecin traitant.

Références :
https://www.urpsmlb.org/wp-content/uploads/2020/03/covid-fiche-patient-domicile.pdf
https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/formation/ecn-pilly-2018/ecn-2018-ue6-145-nb.pdf
https://www.coreb.infectiologie.com/UserFiles/File/procedures/fiche-radar-covid19-med-de-ville-23-mars-maj-vf.pdf
http://campus.cerimes.fr/orl/enseignement/nasosinusiennes/site/html/cours.pdf
https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/Recos/2011-infections-respir-hautes-recommandations.pdf

#083 Je suis asthmatique léger à modéré, et prends, en cas de crise, du salbutamol (Ventoline®) ou de la terbutaline (Bricanyl®). Suis-je susceptible d'attraper plus facilement une infection au COVID-19 ? Dois-je poursuivre ce traitement en cas de crise ?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts et de recommandations.

Vous ne devez pas modifier votre traitement contre l'asthme.

A l'heure actuelle, aucune donnée ne suggère que les béta-2-mimétiques de courte durée d'action (salbutamol, terbutaline), favorisent la pénétration virale du COVID-19. L'utilisation de ces médicaments n'augmente donc pas le risque d'infection par le COVID-19.
Au contraire, lors d'une crise d'asthme, si vous ne prenez pas votre traitement de crise, l'exacerbation peut s’aggraver et conduire à une hospitalisation.
Il convient donc de poursuivre votre traitement tel que vous l'a prescrit votre médecin, qu'il s'agisse du traitement de crise ou du traitement de fond.
Par ailleurs, il est essentiel que votre asthme soit bien traité. Aussi, si vous avez des gènes respiratoires ou des besoins de votre traitement de secours plus d’une fois par semaine, vous devez contacter votre médecin référent pour qu’il adapte votre traitement et envisage de vous prescrire ou d'augmenter un traitement de fond.
Pour rappel, en cas de symptômes évocateurs d'une infection au COVID-19 :
- Je tousse et/ou j'ai de la fièvre, j'appelle un médecin (mon médecin traitant/téléconsultation), je reste à mon domicile et je m'isole.
- J'ai de la fièvre, associée à de la toux et des difficultés à respirer, ou je fais un malaise, j'appelle le 15.

Pour plus d'informations sur :
  • Les traitements de fond de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #004#017, et #038.
  • Les traitements de crise de l'asthme, vous pouvez consulter les questions #056 et #083.
  • Les traitements de l'asthme allergique saisonnier, vous pouvez consulter la question #005.
  • Le risque de contagion des inhalateurs, vous pouvez consulter la question #015.

Références :
https://www.europeanlung.org/en/news-and-events/news/covid-19-%E2%80%93-your-questions-answered-by-a-respiratory-expert

Médicaments indiqués dans la crise d'asthme :
  • Salbutamol (VENTOLINE®, AIROMIR AUTOHALER®, VENTILASTIN NOVOLIZER®)
  • Terbutaline (BRICANYL®)

#087 Je prends un traitement de désensibilisation (immunothérapie allergénique) dans le cadre d’une allergie. Dois-je arrêter leur utilisation dans le contexte de COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue d’un consensus d’experts et de recommandations de la World Allergy Organization et de la Société Française d’Allergologie.

Non, vous ne devez pas arrêter vos médicaments de l’allergie que ce soit une désensibilisation, les médicaments de l’asthme allergique ou les médicaments d’autres maladies allergiques (rhinite, urticaire), tels que les antihistaminiques.
Il n’existe pas à ce jour de signal en faveur d’un risque accru de contracter une infection au COVID-19 avec ces médicaments et ces médicaments ne sont pas connus pour diminuer les défenses contre les infections virales.
Si vous présentez des symptômes de COVID-19, contactez votre allergologue ou votre médecin traitant pour discuter de votre prise en charge, y compris concernant le traitement de désensibilisation 

Références :
http://www.worldallergy.org/UserFiles/file/Preparing_your_office_COVID-19.pdf
https://sfa.lesallergies.fr/position-de-la-sfa-concernant-le-traitement-des-allergies-respiratoires-pendant-lepidemie-de-covid-19/

#092 J’utilise un médicament par nébulisation dans le cadre d’une pathologie respiratoire. Dois-je arrêter d’utiliser un nébulisateur dans le contexte de Covid19 ?

La réponse à cette question est issue de recommandations de la Société Pneumologie de Langue Française.

  • Il n’est pas recommandé d’administrer un médicament par nébulisation en 1ère intention dans le contexte de COVID-19. Il est recommandé d’utiliser des aérosols-doseurs de poudre (DPI) ou des inhalateurs prêts à l’emploi comme les aérosols-doseurs pressurisés (pMDI) en première intention.
  • Il a été prouvé que la nébulisation pouvait générer une toux du patient, contaminant l’air et le dispositif nébulisateur. S’il n’existe pas d’alternative à l’administration du médicament par nébulisation, il faudra s’attarder à prendre toutes les précautions nécessaires de sécurité afin d’éviter un risque de contamination par le dispositif ou par l’air. Il est recommandé d’utiliser ses dispositifs dans une chambre seule et que toutes personnes pénétrant dans cette pièce porte un masque FFP2, jusqu’à 3 heures minimum après la séance nébulisation.

Références : http://splf.fr/wp-content/uploads/2020/03/note-information-GAT-Covid-19.pdf

#108 Je tousse. Puis-je prendre du PHYTOXIL®?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts.

PHYTOXYL® est une gamme de sirops et de pastilles de composition différente selon les spécialités. On peut y trouver de la mauve, du plantain, du thym, de l'échinacée… La problématique est que le thym et la mauve auraient des propriétés anti-inflammatoires. Or, dans le contexte de l'épidémie au COVID-19, les médicaments ayant une activité anti-inflammatoire, en dehors des traitements de fond de pathologies chroniques, sont à éviter, au risque d'une potentielle aggravation de l'infection.
Pour résumer, en cas de toux, nous vous recommandons de prendre contact avec votre médecin, car il peut s'agir d'un des premiers signes d'une infection au COVID-19. De plus, il pourra ainsi vous prescrire ou conseiller un traitement sûr et adapté à vos symptômes.
Pour plus d'information sur les sirops contre la toux, vous pouvez consulter la question #067.

#110 Je suis atteint(e) de BPCO (bronchite chronique). En cas d'exacerbation, puis-je prendre des corticoïdes oraux dans le contexte de l'épidémie au COVID-19?

La réponse à cette question est issue de recommandations et d'un consensus d'experts.

En l’état actuel des connaissances, la réponse est oui : vous pouvez prendre des corticoïdes oraux pour traiter une exacerbation de BPCO  (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive, communément appelée Bronchite Chronique).

Néanmoins, la prise de corticoïdes oraux en cas d'exacerbation de BPCO doit respecter les conditions suivantes :

  • Ne pas prendre ces médicaments sans l’avis de votre médecin généraliste ou de votre pneumologue. Une automédication avec la prise de trop fortes doses risquerait d’aggraver la situation.
  • Respecter la dose et la durée prescrites par votre médecin : habituellement 40 mg par jour en une prise le matin, pendant 3 à 5 jours.
  • En l’absence d’amélioration, notamment en cas de gênes respiratoires, vous devrez contacter de nouveau votre médecin.

Pour plus d'information sur les traitements de fond de la BPCO, vous pouvez consulter la question #049.

Références :
Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease (GOLD). Global strategy for the diagnosis, management, and prevention of chronic obstructive pulmonary disease. Updated 2019 (http://goldcopd.org)
Zysman et al. Revue des Maladies Respiratoires (2016) 33, 911—93
HAS. Guide du parcours de soins. Bronchopneumopathie chronique obstructive. Juin 2014. Actualisation Novembre 2019. www.has-sante.fr

Corticoïdes pouvant être prescrits dans ce cadre :
  • Prednisolone (SOLUPRED®)
  • Prednisone (CORTANCYL®)
  • Methylprednisolone (MEDROL®)
  • Bétaméthasone (BETNESOL®)
  • Dexaméthasone (DECTANCYL®)

#115 J'ai une toux productive. Puis-je utiliser des fluidifiants et expectorants sans danger?

La réponse à cette question est issue à un consensus d'experts.

Avant toute chose, si vous avez des symptômes évocateurs d'une infection au COVID-19 tels que la toux, associée à de la fièvre, des difficultés respiratoires, des douleurs musculaires, une perte de goût et/ou d'odorat, contactez votre médecin.
En ce qui concerne la prise en charge de la toux et les expectorants/fluidifiants :

  • Si vous avez une maladie respiratoire connue (asthme, bronchite chronique, emphysème, etc.), les mucolytiques ne sont pas indiqués.
  • Si la toux est productive, c’est-à-dire qu’elle s’accompagne de crachats, il faut respecter cette toux, qui favorise le drainage des bronches, et, là encore, les mucolytiques ne sont pas indiqués.
  • Si vous avez des difficultés récentes pour cracher les sécrétions bronchiques, ce médicament peut être utilisé. Sachez que son efficacité est globalement faible et qu’en l’absence d’amélioration après un traitement de courte durée, vous devrez de nouveau demander conseil à votre médecin.

Pour plus d'information concernant la toux, vous pouvez consulter la question #067 relatives à la toux et à l'utilisation des sirops antitussifs.

Médicaments concernés :

  • Acétylcystéine (EXOMUC®, FLUIMUCIL®, MUCODRILL®, MUCOMYST®, MUCOTHIOL®)
  • Bromhexine (BISOLVON®)
  • Carbocystéine (BRONCATHIOL®, BRONCHOKOD®)
  • Ambroxol (MUXOL®, SURBRONC®)

#121 Je tousse. Puis-je prendre du sirop dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 ? Qu’en est-il des sirops contenant de la pholcodine* ?

La réponse à cette question est issue à un consensus d'experts.

attentionAvant toute chose, si vous avez des symptômes évocateurs d'une infection au COVID-19 tels que la toux, associée à de la fièvre, des difficultés respiratoires, des douleurs musculaires, une perte de goût et/ou d'odorat, contactez votre médecin.

En ce qui concerne la prise en charge de la toux :

  • Si vous avez une maladie respiratoire connue (asthme, bronchite chronique, emphysème, etc.), les sirops antitussifs ne sont pas indiqués.
  • Si la toux est productive, c’est-à-dire qu’elle s’accompagne de crachats, il faut respecter cette toux, qui favorise le drainage des bronches, et, là encore, les sirops antitussifs ne sont pas indiqués.
  • S’il s’agit d’une toux non productive et gênante, votre médecin peut vous prescrire un sirop antitussif, après vous avoir  ausculté. Pour ces médicaments, et pour tous les antitussifs d’une manière générale (y compris ceux à la pholcodine), le traitement doit être court (quelques jours), limité aux horaires où survient la toux, et il convient de respecter les doses prescrites par votre médecin. En effet, dépasser la dose prescrite vous expose à un risque de toxicité et n'augmente en aucun cas l'efficacité du traitement.

En cas de persistance de la toux malgré un traitement bien conduit, vous devrez de nouveau demander conseil à votre médecin.

La pholcodine* est une molécule antitussive donc l’action thérapeutique est modérée. Depuis 2009, elle fait l’objet de discussions sur son potentiel de sensibilisation aux curares, médicaments utilisés lors de certaines anesthésies. Une étude est en cours en France, elle implique de nombreux hôpitaux et devrait apporter ses conclusions fin 2020 pour répondre à cette question. En l’absence de données supplémentaires, il semble préférable de prendre plutôt un sirop ne contenant pas de pholcodine.

Signalez que vous avez pris ce sirop si vous deviez être pris en charge aux urgences ou au bloc opératoire.

*Pholcodine (BIOCALYPTOL®, BRONCALENE®, DIMETANE®, HEXAPNEUMINE®, POLERY®)

Références : https://ansm.sante.fr/S-informer/Informations-de-securite-Lettres-aux-professionnels-de-sante/Role-potentiel-de-la-pholcodine-dans-la-sensibilisation-aux-curares-Information-importante-de-pharmacovigilance-Lettre-aux-professionnels

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