#171 La vitamine D est-elle efficace pour prévenir ou traiter la COVID-19 ?

La réponse à cette question a fait l’objet de recommandations.

La vitamine D est une pro-hormone ayant une double origine. Elle est produite au niveau de la peau suite à une exposition solaire, et elle est apportée par l’alimentation (poissons gras, jaune d’œuf, fromage…).

Le rôle principal de la vitamine D est d’augmenter les concentrations sanguines de calcium en augmentant l’absorption de celui-ci au niveau de l’intestin et en empêchant son élimination au niveau du rein. La vitamine D permet alors de maintenir le capital osseux et d’assurer un bon fonctionnement musculaire et nerveux.
Une carence en vitamine D va donc se traduire par un risque accru de chute et de fractures, une baisse du tonus musculaire ou parfois même des convulsions.

C’est pour ces raisons qu’un apport alimentaire suffisant en vitamine D est encouragé tout au long de l’année. De plus, chez les personnes à risque (personnes âgées, femmes enceintes), il est recommandé de dépister toute carence et de mettre en place une supplémentation adaptée si la carence est confirmée.

La vitamine D exerce également un rôle dans l’immunité dite « innée », en stimulant les cellules immunitaires non spécifiques de l’organisme, première ligne de défense face aux infections. Elle aurait également un rôle dans la modulation de la réponse inflammatoire, d’où la question de son efficacité préventive ou curative face à la COVID-19.

Les données scientifiques actuellement disponibles sont insuffisantes pour statuer sur l’efficacité préventive ou curative d’une supplémentation en vitamine D face à la COVID-19. Ainsi, l’Académie Nationale de Médecine rappelle que la vitamine D ne peut être considérée comme un traitement préventif ou curatif de la COVID-19, qu’un dépistage de carence en vitamine D chez les patients atteints n’est recommandé que chez les sujets à risques, et qu’aucune supplémentation n’est mise en place en l’absence de carence.

Une supplémentation systématique en vitamine D n’est donc pas recommandée pour se protéger de la COVID-19.

En effet, le recours aux compléments alimentaires contenant de la vitamine D peut exposer à des apports trop élevés, ce qui peut provoquer une hypercalcémie (taux trop élevé de calcium dans la circulation sanguine) entrainant la calcification de certains tissus et ainsi, des conséquences cardiologiques et rénales.

En conclusion, et même en dehors du contexte de la COVID-19 :

  • Il est indispensable de maintenir une alimentation variée et riche en vitamine D pour éviter toute carence,
  • Le dépistage de la carence en vitamine D doit être réalisé chez les patients à risques,
  • Le recours à une supplémentation en vitamine D doit avoir lieu uniquement sur avis médical et la posologie doit être adaptée au profil du patient et au degré de sa carence.

Références :
https://www.anses.fr/fr/content/confinement-assurer-un-apport-suffisant-en-vitamine-d-gr%C3%A2ce-%C3%A0-l%E2%80%99alimentation
http://www.academie-medecine.fr/communique-de-lacademie-nationale-de-medecine-vitamine-d-et-covid-19/

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