#003 Puis-je utiliser du gel hydroalcoolique de façon répétée pour mes enfants ?

La réponse à cette question est issue de recommandations. 

L’utilisation des solutions hydroalcooliques (SHA) est répandue. Leur sécurité d’emploi a été évaluée à la suite de l’épidémie H1N1 sans signal de toxicité sur peau saine, et ils sont considérés comme bien tolérés y compris chez l’enfant dans un rapport de l’ANSM en 2011. L’absorption d’alcool par la peau ou par inhalation des vapeurs est extrêmement faible voire indétectable même après des applications répétées. La conclusion est cependant que le lavage des mains est préconisé en première intention dès lors qu’un point d’eau potable est disponible, réalisé avec un savon (les savons liquides sont à privilégier).
Respecter un temps de lavage minimum de trente secondes, bien rincer et sécher les mains avec des essuie-mains ou serviettes propres. En l’absence de point d’eau, lavage au SHA en suivant les recommandation suivantes :

  • Eviter que l’enfant porte ses mains à la bouche après application de SHA et lui laver les mains au savon dès que possible.
  • Eviter de laisser la SHA à la portée des enfants en bas âge (que ce soit pour le risque d’ingestion ou de projection dans les yeux).

Référence :
https://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/3c6cccea290f8d00e649160cd5d4a9aa.pdf

#008 Je suis enceinte sous aspirine pour une pré-éclampsie, dois-je arrêter ?

La réponse à cette question est issue de recommandations de l'ANSM et du Collège National de Gynécologie Obstétrique Français.

Non, il ne faut pas arrêter la prise d'aspirine prescrite durant la grossesse pour la prévention de la pré-éclampsie, ou en prévision d'une grossesse pour prévenir le risque de fausse couche. La dose d'aspirine utilisée dans ces situations est faible (entre 75 et 150 mg/j) et sans activité anti-inflammatoire.

Par contre, l'aspirine à dose élevée (à partir de 500 mg/prise), tout comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), est à éviter car elle peut aggraver une infection  (pour en savoir plus, vous pouvez consulter les questions #002, #012, et #090).

Attention, il faut bien distinguer cette prescription d'un autre problème. En effet, à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d'aménorrhée), la prise d'aspirine à forte dose (à partir de 500mg/prise), tout comme la prise d'AINS (ibuprofène, diclofénac, etc.) est strictement contre-indiquée, même en dehors du contexte du COVID-19, quelle que soit la durée du traitement (même en prise unique) ou la voie d'administration. De manière générale, la prudence voudrait d'éviter la prise d'AINS ou d'Aspirine à forte dose (à partir de 500 mg/prise), pendant toute la durée de la grossesse.


Références:
http://www.cngof.fr/pratiques-cliniques/recommandations-pour-la-pratique-clinique/apercu?path=AVIS%2BD%2BEXPERTS%252FRPC_preeclampsie_fr_BM2.pdf&i=444
https://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Rappel-Jamais-d-AINS-a-partir-du-debut-du-6eme-mois-de-grossesse-Point-d-Information

#026 Puis-je utiliser du gel hydroalcoolique si je suis enceinte?

La sécurité d’emploi des gels hydroalcooliques n'a pas été évaluée spécifiquement chez la femme enceinte, mais suite à l’épidémie H1N1 en 2011, l'analyse des études disponibles dans la littérature sur l’absorption cutanée et/ou par inhalation de l’éthanol contenu dans les produits hydroalcooliques (PHA - gel et solution hydroalcoolique), dans des conditions «intensives» d’utilisation (jusqu'à 30 frictions au PHA en 1 heure), montrent que sur des populations de professionnels, l’éthanolémie induite par l’exposition aux PHA est extrêmement faible, voire quasi nulle. Aussi le rapport de l’ANSM en 2011 ne retient pas de signal de toxicité sur peau saine (1). La société française d'hygiène hospitalière considère aussi que le risque lié au passage d'alcool est négligeable et autorise la recours aux PHA pendant la grossesse, sur des mains sèches et recommande de frictionner jusqu'à évaporation totale du produit (2).
Si la toxicité fœtale de l'éthanol est bien connue, on ne connait pas la dose seuil en dessous de laquelle le risque de malformation fœtale est faible/nul (3).
De manière générale, la désinfection par friction avec un PHA est la technique de référence dans toutes les indications d’hygiène des mains en l’absence de souillure visible. En cas de mains visiblement souillées, procéder à un lavage simple des mains à l’eau et au savon doux (4). Les savons liquides sont à privilégier. Respecter un temps de lavage minimum de trente secondes, bien rincer et sécher les mains avec des essuie mains ou serviettes propres. 

#027 Mon enfant doit être vacciné bientôt selon le calendrier vaccinal. La vaccination est-elle contre-indiquée pendant l'épidémie de COVID-19 ?

La réponse à cette question fait l'objet de recommandations de la part des sociétés savantes de pédiatrie.
Non, la vaccination n'est pas contre-indiquée en cette période épidémique. Actuellement, les programmes de vaccination des enfants se poursuivent sans modification du calendrier vaccinal pour les vaccinations obligatoires. En effet, l’épidémie de coronavirus ne doit pas entraver la prise en charge normale des enfants. Les dommages collatéraux potentiellement induits par l'absence de vaccination risqueraient d'être plus préjudiciables que la COVID-19 elle-même, les autres maladies infectieuses ne s'arrêtant pas pendant cette période.
Ainsi, les consultations du premier mois de vie et celles qui comportent des vaccinations obligatoires (à 2, 4, 5, 11, 12, et 16 mois) doivent être maintenues. Les autres consultations, comportant ou non des vaccins, doivent être reportées.
Pour éviter que votre enfant ne soit contaminé par le coronavirus , il faut veiller à bien respecter les mesures barrières.

Références :
https://www.infovac.fr/docman-marc/public/bulletins/2020/1649-lien-1-coronavirus-message-familles/file
https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinal_mars_2019.pdf
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-04/avis_n_2020.0025_ac_seesp_du_1er_avril_2020_du_college_de_la_has_relatif_au_maintien_de_la_vaccination_des_nourrissons_dans_.pdf

#028 Mon enfant est traité par immunosuppresseurs pour une maladie inflammatoire chronique (lupus, Crohn, ...). Dois-je arrêter de lui donner son traitement pendant l'épidémie ?

La réponse à cette question a fait l'objet de recommandations des sociétés savantes de pédiatrie.
Il ne faut en aucun cas arrêter le traitement immunosuppresseur sans avis du médecin spécialiste, pour éviter le risque d’une poussée de la maladie inflammatoire sous-jacente.
A ce jour, nous ne disposons pas des données concernant la sévérité de la COVID-19 chez les enfants immunodéprimés.
Pour éviter que votre enfant ne soit contaminé par le coronavirus, il faut veiller à bien respecter les mesures barrières et éviter les contacts rapprochés avec les personnes souffrant d’infections respiratoires aiguës, et/ou toute personne souffrant de toux et de fièvre.
En cas de symptômes respiratoires, nous conseillons de prendre contact rapidement avec un médecin.

Référence :
https://www.infovac.fr/docman-marc/public/bulletins/2020/1638-2020-03-bulletin-infovac-special-lien-encadre-2/file
https://www.snfge.org/actualite/covid-19-et-pathologies-inflammatoires-chroniques

#029 J'allaite mon enfant et ne présente pas de symptômes respiratoires ou évocateurs de COVID-19. Dois-je arrêter l'allaitement pendant l'épidémie de coronavirus ?

La réponse à cette question a fait l'objet de recommandations de la société savante de pédiatrie.
L'allaitement n'est pas contre-indiqué dans ce contexte d'épidémie de coronavirus. En effet, les premières données disponibles indiquent que le virus ne semble pas excrété dans le lait. L'allaitement est donc recommandé pour les femmes qui le souhaitent, de la même façon qu'en temps normal. Par ailleurs, pour vous protéger, ainsi que votre enfant, les gestes barrière doivent être adoptés.

Références :
https://www.sfpediatrie.com/sites/www.sfpediatrie.com/files/medias/documents/recommandations_au_9_mars_2020-sfn_sfp_covid-19.relu_pb-dm-dp-rc-dgs-pk-jcr.pdf
https://mothertobaby.org/fact-sheets/covid-19/
https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/prepare/pregnancy-breastfeeding.html
Chen H, Guo J, Wang C, Luo F, Yu X, Zhang W, et al. Clinical characteristics and intrauterine vertical transmission potential of COVID-19 infection in nine pregnant women : a retrospective review of medical records. 2020;6736(20):1–7.

#079 Mon enfant a un rhume. Quel traitement puis-je lui donner pendant l'épidémie de COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue de recommandations.

La prise en charge d’un « rhume » (rhinite ou d’une rhinopharyngite aiguë) non compliqué repose sur le traitement des symptômes :

Contactez son médecin ou pédiatre en cas d’apparition de signes de gravité chez votre enfant :

  • Il a de la fièvre ET moins de 3 mois
  • Il est fatigué, moins réactif ou très agité
  • Sa respiration est devenue plus rapide
  • Il devient gêné pour respirer et il creuse son thorax 
  • Il boit moins bien sur plusieurs repas consécutifs

Contactez le SAMU/15 si :

  • Il ne réagit plus, est très fatigué, dort tout le temps, geint
  • Il refuse de boire les biberons ou de prendre le sein
  • Il fait un malaise Il fait des pauses respiratoires
  • Il devient bleu autour de la bouche
  • Sa respiration devient lente et il reste très gêné pour respirer

 Références :
https://www.urpsmlb.org/wp-content/uploads/2020/03/covid-fiche-patient-domicile.pdf
https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/formation/ecn-pilly-2018/ecn-2018-ue6-145-nb.pdf
https://www.coreb.infectiologie.com/UserFiles/File/procedures/fiche-radar-covid19-med-de-ville-23-mars-maj-vf.pdf
http://campus.cerimes.fr/orl/enseignement/nasosinusiennes/site/html/cours.pdf
https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/medias/Recos/2011-infections-respir-hautes-recommandations.pdf

#117 Mon enfant est atteint de laryngite aiguë virale. Il y a t-il un risque à traiter son infection par corticoïdes par voie orale dans le contexte de l'épidémie au COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts.

attentionEn cas de signes évocateurs d'une laryngite aiguë virale, il convient de prévoir une consultation médicale, à minima une téléconsultation, et de suivre la prescription du médecin. Il ne faut en aucun cas avoir recours à l'automédication.

Par analogie à l'usage des corticoïdes par voie orale dans la crise d'asthme (recommandations émises par la Société Française de Pneumologie (1)), la balance bénéfice-risque d'un traitement par corticoïdes par voie orale sur une courte durée dans le cadre d'une laryngite aiguë virale de l'enfant semble favorable. En effet, il faut prendre en charge efficacement cette infection pour ne pas exposer l'enfant à un risque de complications graves, pour lesquelles il n'existe pas d'alternatives à l'utilisation de corticoïdes (2).
Pour rappel, le traitement de référence de la laryngite aiguë virale de l'enfant se fait par corticothérapie par voie orale sur une durée de trois jours. On utilise généralement la bétaméthasone (CELESTENE®) ou la prednisolone (SOLUPRED®).

attention Compte tenu du contexte épidémique au COVID-19, il convient donc de respecter les prescriptions des médecins, notamment en terme de posologies et de durée de traitement. Il faut en revanche éviter toute automédication. S'il vous reste des corticoïdes par voie orale à la maison, il ne faut en aucun cas les administrer à votre enfant sans l'avis d'un médecin.

Par ailleurs, pour soulager votre enfant, vous pouvez également utiliser des techniques d'humidification de l'air : placez votre enfant dans la salle de bain, fenêtres fermées, et ouvrez les robinets en position eau chaude.

Références :
(1) http://splf.fr/wp-content/uploads/2020/03/Position-du-groupe-de-travai-Asthme-et-Allergies-de-la-SPLF-sur-la-prise-en-charge-des-asthmatiques-pendant-epidemie-de-COVID-19-21-03-20.pdf
(2) https://www.preuvesetpratiques.com/download.php?type=revues&file=pp_49.pdf

#138 Les préparations magistrales / hospitalières, notamment pour mon enfant, sont-elles toujours préparées dans le contexte d'épidémie à COVID-19. Comment faire pour les récupérer ?

La réponse à cette question est issue d'un consensus d'experts s'appuyant sur un texte de loi.

Comme les autres médicaments, les préparations magistrales / hospitalières peuvent continuer à être dispensées aux patients, même si la durée de validité de l’ordonnance est dépassée. Cette mesure est applicable jusqu’au 31 mai 2020.
Cependant, avant de se rendre à la pharmacie hospitalière, il convient de prendre contact avec celle-ci pour que la fabrication de la préparation soit programmée. En effet, certaines pharmacies hospitalières peuvent se trouver en situation de tension en ressources humaines et également en matière première. De plus, certains hôpitaux ont mis place des modalités d’accès particulières aux locaux hospitaliers. Ces modalités peuvent prendre la forme de rendez-vous pour la remise des médicaments.
Pour les patients ne pouvant se rendre à l’hôpital, un dispositif a été mis en place pour permettre l’acheminement des médicaments depuis l’hôpital vers la pharmacie d’officine la plus proche de votre domicile. Pour bénéficier de ce dispositif, il convient de vous rendre dans votre pharmacie d’officine habituelle qui prendra contact avec votre pharmacie hospitalière habituelle.

Références :
Arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid-19_fiche-retrocession-ambulatoire-pharmacie.pdf

#152 J’ai entendu parler du fait que les enfants développent moins de formes sévères de COVID-19, peut-on envisager que ce soit grâce aux autres vaccins qu’ils ont reçus et qui les auraient protégés contre les formes sévères de COVID-19 ?

La réponse à cette question est issue d’un consensus d’experts et de recommandations.

Non, à l’heure actuelle, cette théorie n’a pas été confirmée par des données scientifiques ou épidémiologiques.
Les enfants font moins de formes sévères de COVID-19 par rapport à l’adulte, mais cette constatation est en cours d'investigation et n’est pour l’instant pas expliquée par une cause particulière.
Certains vaccins, comme le vaccin anti-BCG, sont en cours d'investigation quant à un potentiel effet préventif sur les infections à SARS-CoV2 (COVID-19) , mais il n’existe pour l’instant aucune étude publiée sur ce sujet.

Pour en savoir plus sur les vaccins et le COVID-19 :

Références :
https://www.who.int/news-room/commentaries/detail/bacille-calmette-gu%C3%A9rin-(bcg)-vaccination-and-covid-19https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/apa.15271

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