2 Justification de la recherche de la non-infériorité
3 L’impossible démonstration de l’équivalence
4 Équivalence clinique ou non-infériorité
5 Le choix du seuil de non-infériorité
5.2 Positionnement par rapport à l’efficacité du traitement de référence
5.4 Limite en différence de risque ou en risque ratio
7 Enchainement d’évaluations en non-infériorité
8 Méthodologie, le contrôle des biais dans l’essai de non-infériorité
9 Méta-épidémiologie des essais de non-infériorité
10 Absence de différence dans un essai de différence (supériorité)
Bien que simple, le raisonnement en différence absolue doit être évité. En effet, l’acceptabilité d’un seuil en différence absolue dépend du risque de départ. Dans l’exemple précédent, dans l’essai A versus placebo les risques étaient respectivement de 25% et 50%. Par rapport au risque obtenu sous A (25%) le seuil calculé précédemment correspond à une augmentation relative acceptée de 5%/25% = +20%. Si dans l’essai de non-infériorité on obtient un risque sous A plus faible le seuil ne représentera plus la même perte d’efficacité en relatif. Cette situation est fréquente car l’essai de non-infériorité se déroule quelques années plus tard que l’essai A versus placebo, chez des patients qui bénéficient d’autres avancées thérapeutiques concourant à diminuer encore davantage leur risque. Si dans l’essai de non-infériorité le risque avec A est de 10%, le seuil de +5% représente une augmentation relative de 5%/10% = +50%, soit plus du double ! Pour éviter cette situation, il convient de raisonner directement en risque relatif, ce qui garantira la même augmentation relative consentie, quel que soit le risque obtenu avec A dans l’essai de non-infériorité.