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#FL003: Synthèse de protéines alternatives induite par les vaccins ARNm

Les vaccins ARNm font produire, par les cellules de l’immunité qui les captent, des protéines qui ressemblent à celles du virus, afin d’entrainer le système immunitaire à reconnaître et éliminer le virus en cas d’infection.
Pour que les ARNm fonctionnent bien, ils doivent être légèrement modifiés pour les rendre plus stables et qu’ils ne soient immédiatement détruits. L’article publié récemment dans Nature (1) montre que ces modifications peuvent induire une erreur de lecture des ARNm avec un décalage qui peut entraîner la production de protéines plus petites comme cela peut se produire avec le vaccin BNT162b2 contre le COVID-19.
Comme pour tout médicament, quel que soit sa nature, on ne connaît jamais exactement toutes les interactions moléculaires des principes actifs et de leurs métabolites qui peuvent toucher des cibles secondaires. C’est le rôle du développement de mesurer l’efficacité, les effets secondaires et les effets indésirables, et de la pharmacovigilance, après la commercialisation, de surveiller la survenue d’effets indésirables pour apprécier en continu le risque au regard du bénéfice.
Les effets indésirables de la vaccination BNT162b2 sont aujourd’hui bien connus et aucune réaction d’autoimmunité particulière n’a été retrouvée après des milliards de doses administrées, traduisant l’excellent rapport bénéfice-risque de ces vaccins. La question est donc plutôt pour les futures utilisations de la technologie de l’ARN messager, de modifier la conception des séquences de l’ARN messager afin de réduire le décalage de lecture. L’article propose des solutions pour réduire le risque de mauvaise traduction des ARN messagers et réduire le risque d’effets indésirables qui pourraient éventuellement être liés à ces protéines.


(1) Mulroney TE, Pöyry T, Yam-Puc JC, Rust M, Harvey RF, Kalmar L, Horner E, Booth L, Ferreira AP, Stoneley M, Sawarkar R, Mentzer AJ, Lilley KS, Smales CM, von der Haar T, Turtle L, Dunachie S, Klenerman P, Thaventhiran JED, Willis AE. N1-methylpseudouridylation of mRNA causes +1 ribosomal frameshifting. Nature. 2023 Dec 6. doi: 10.1038/s41586-023-06800-3. Epub ahead of print.  https://doi.org/1038/s41586-023-06800-3

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